Ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour réussir une mission

Manager de transition en communication depuis maintenant 9 ans, Stéphanie Biais a profité d’un webinaire JUSTE pour partager son expérience, mais surtout ses conseils et bonnes pratiques auprès du vivier de talents de JUSTE, cabinet de management de transition spécialisé dans les métiers de la communication, du marketing et de la RSE.

Avant la mission

Une mission ne commence pas le jour de son arrivée dans l’entreprise, mais un peu avant. Afin d’aborder cette mission dans le meilleur état d’esprit, il faut être particulièrement vigilant à sa motivation et tester son intérêt pour l’entreprise et pour la mission.

  1. Posez-vous les bonnes questions : avez-vous envie de faire cette mission ? êtes-vous prêt à être mobile et disponible ?
  2. Le management de transition donne l’opportunité de découvrir de nombreux domaines d’activité, que l’on ne connaît pas forcément auparavant. C’est une chance !
  3. Oubliez votre ego. Un manager de transition va porter le regard le plus objectif sur l’entreprise et la mission, dans l’intérêt de l’entreprise. Vous êtes désormais au service de votre mission et de votre client.

Les 10 premiers jours

Ce sont les dix jours où tout se joue pour le succès de la mission. Il faut être capable d’être assez résistant au stress au démarrage de la mission, et respecter cinq mots d’ordre :

  1. Rassurer : expliquer ce qu’est le management de transition et le parcours qui vous a amené à prendre en charge cette mission, afin d’asseoir votre légitimité. Rappeler que le manager de transition n’est pas là pour prendre la fonction de quiconque, ni pour s’inscrire dans la durée.
  2. S’intégrer : pour cela, il faut rencontrer un maximum de monde, même en télétravail. Appeler chacun des collaborateurs individuellement, en leur montrant que vous êtes tous dans le même bateau. Le manager doit toujours être dans la construction, sinon son langage de vérité ne passera pas.
  3. Délivrer : même en phase de découverte, il faut être opérationnel immédiatement et identifier les « quick wins » qui permettront d’être sur tous les fronts … mais attention, ne confondez pas vitesse et précipitation, qui ne sont pas bonnes conseillères.
  4. Être souple : quand la mission démarre, il faut être prêt à tout changement dans vos objectifs et son périmètre.
  5. Dialoguer : avec vos équipes, avec votre client et avec le cabinet de management de transition.

Pendant la mission

Se poser régulièrement des questions

On peut se sentir seul pendant une mission, même si elle se passe bien. Échanger avec le cabinet de management de transition permet d’avoir un regard extérieur sur les situations que vous leur exposez. La capacité à faire des points réguliers avec le cabinet permet aussi une forme de respiration, sereine et constructive, en prenant cette distance.

Faire preuve de leadership et de professionnalisme

Il va falloir aussi accepter les situations qui ne sont pas nécessairement celles que vous avez prévues ou anticipées, en fonction du niveau de compétences des équipes, ou des process internes à l’entreprise. Il faut pouvoir les accepter telles qu’elles sont, ou parfois les réorienter. Cela nécessitera de s’inscrire dans une souplesse et une forme d’agilité qui vous permettront d’identifier tous les signes que la mission a évolué.

Partager vos avancées et vos points d’étape

N’hésitez pas à partager avec l’équipe les avancées, les progressions et même les points que vous faites régulièrement avec le dirigeant de l’entreprise ou le cabinet de management de transition. Être en mission de management de transition, c’est beaucoup d’opérationnel, mais aussi beaucoup de management des équipes internes.

Terminer la mission

Un manager de transition a toujours pour volonté quotidienne de bien terminer une mission. Parfois, cependant, il ne sait pas quand elle va se terminer. Pour mettre toutes les chances de votre côté de partir en beauté, quelques conseils :

  1. Être souple et réactif, soit pour étendre la durée de la mission, soit pour accepter qu’elle se termine plus tôt que prévu.
  2. Préparer la fin de mission en amont, en réunissant les documents qui permettront de raconter comment s’est déroulée et terminée cette mission, en intégrant les résultats : bilan du plan d’action, grandes lignes de la stratégie développée… La culture du résultat est absolument clé pour le manager de transition.
  3. Assurer la transition avec celui ou celle qui reprendra la fonction. Ici, l’enjeu est de taille pour le manager de transition, véritable « trait d’union » entre la situation antérieure à son arrivée et postérieure à son départ ! Cette étape l’amènera à « rendre les clefs » d’une fonction dont il aura été le dépositaire, le garant et le leader transitoire, à celui ou celle qui l’occupera de façon plus pérenne ! Dès lors, ouvrez le livre de votre mission, et transmettez-lui le panorama 360° de vos réalisations, … tout en décodant là où c’est nécessaire !
  4. Commencer à penser à soi. C’est à ce moment-là qu’il va falloir se redonner du temps à soi. Anticiper le changement de rythme, pour que cela se passe au mieux. Enfin, il faut se donner le temps d’enlever la veste pour en remettre une autre et ne pas enchaîner les missions.

Conclusion

Le management de transition, également qualifié de management de situation, est aujourd’hui reconnu comme un métier à part entière plaçant le manager de transition au cœur de l’entreprise, et c’est ce qui en fait sa force. Ainsi, certaines organisations, traversant des périodes complexes dans un domaine d’activité stratégique, n’hésitent plus à recourir aux savoir-faire et savoir être de ces professionnels aguerris que sont les managers de transition qui leur seront pleinement dédiés le temps d’une mission.

Pour le vivre depuis une dizaine d’années, le management de transition est un métier parfois difficile mais avant tout formidable, gratifiant, énergisant et d’une grande richesse humaine et professionnelle, sans cesse renouvelée.

Stéphanie Biais

Auteur de l’article : Juste